Il y a des amours qu’on croit avoir perdus.

On les range soigneusement, comme on plie un manteau de printemps à l’approche de l’hiver, et on passe à autre chose.

L’écriture. Le jeu de rôle.

La vie a réclamé tout l’espace, et je le lui ai donné volontiers. Les années ont eu le goût de l’urgence.

Vingt ans ont passé avant que je choisisse une vie plus lente.

Dans ce silence retrouvé, j’ai rouvert l’armoire.

Le manteau était encore chaud.

C’est cette chaleur-là que j’essaie d’apporter ici.